Femmes enceintes ou allaitantes : la naturopathie à votre service

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Être enceinte et allaiter son enfant sont parmi les moments les plus importants dans la vie d’une femme. Si ces événements sont épanouissants, il n’en reste pas moins que des inconforts et désagréments liés à ces conditions peuvent gâcher le plaisir.

La naturopathie, qui est une pratique misant sur le naturel et favorisant l’auto-guérison du corps, peut aider considérablement à soulager ces problèmes.

Petit tour d’horizon sur la naturopathie et la femme enceinte et allaitante…

Fractionner les repas

C’est du bon sens, mais pendant la grossesse et l’allaitement, on mange pour deux ! Beaucoup de femmes, par peur de grossir, négligent leurs apports en nutriments. Le bébé, quoiqu’il arrive, prendra tout ce dont il a besoin, mais la maman s’affaiblira.

Fractionner les repas est donc recommandé. Manger peu toutes les deux à trois heures permet de répartir les calories, lutte contre les nausées et engendre une dépense énergétique supplémentaire lors de la digestion, permettant d’assimiler optimalement les nutriments.

Manger mieux

Au lieu de manger plus, il convient de manger mieux et de préférence biologique:

– Beaucoup de fruits et légumes,

– Deux portions de protéines par jour,

– Des fibres solubles contre la constipation (plutôt qu’insolubles, irritantes pour les intestins) contenues dans les légumineuses, agrumes, pêches et nectarines, avoine, carottes, pommes (biologiques, car la pomme retient les engrais et pesticides dans sa peau et sa chair), pruneaux, ou encore dans le psyllium, une espèce de plantain qui est un très bon régulateur de la fonction intestinale, etc…

Augmenter ses apports en calcium, magnésium et omégas 3

Le bébé a besoin de beaucoup de calcium pour se développer. Consommer des produits laitiers peut sembler évident, mais l’acidité engendrée par ces derniers est très importante. Souffrir d’acidité signifie que le corps souffre des efforts fournis pour stabiliser le pH, ce qui peut ralentir le métabolisme, aggraver les problèmes de peau ou encore épuiser le système nerveux.

On peut trouver du calcium bio-assimilable dans les oranges, le tofu (ainsi que des protéines de bonne qualité), les graines de sésame, les légumes verts (bourrés de chlorophylle) comme les salades, épinards, céleri, choux.

Presque tous ces aliments contiennent aussi du magnésium (également les amandes) qui protège le système nerveux et évite les crampes.

Les omégas 3 (contenus dans l’huile d’onagre et les poissons gras biologiques) protègent le système nerveux de la mère et du bébé, faciliteraient le travail, éviteraient les dépressions post-partum, les naissances prématurées, les risques que le bébé développe des allergies.

La levure de bière, une colonie de champignons microscopiques dont il ne reste généralement que les vitamines et les minéraux, est également bénéfique.

Nausées matinales, brûlures d’estomac et flatulences: les plantes à la rescousse

Une fine tranche de gingembre frais dans de l’eau chaude à laisser infuser 10 minutes, ou une infusion toute prête permet de lutter contre les nausées matinales. Un peu de sirop d’agave (à index glycémique bas) pour adoucir, le tout accompagné de pain grillé.

Un apport en probiotiques permettrait de lutter contre les aigreurs d’estomac et aiderait à optimiser le poids des bébés à la naissance ainsi qu’à booster le système immunitaire (à prendre également lors de l’allaitement).

Pour les brûlures d’estomac, des plantes en infusion après les repas peuvent soulager : le gingembre, la camomille, la menthe mais aussi les graines de fenouil (à mâcher).

Contre les gaz, la coriandre (aide aussi à l’élimination des métaux lourds, très nocifs en quantités trop importantes.), le persil (riche en vitamine C) et le céleri (riches en minéraux et diurétique) sont souverains : en jus c’est encore mieux !

Démangeaisons vaginales et infections urinaires: éviter le sucre et boire du jus de canneberge

Les démangeaisons vaginales pendant la grossesse sont dues à un champignon appelé Candida Albicans. Il se développe dans un milieu acide et se nourrit de sucres qu’il convient donc d’éviter.

Des probiotiques à visée vaginale pourront grandement aider (en pharmacie) ainsi que des yaourts de bonne qualité, mais l’acidité du lait peut être un problème.

En cas d’infection urinaire, boire du jus de canneberge évite aux germes de s’accrocher à la paroi de la vessie. Ils sont expulsés manu militari. Boire de plus grandes quantités d’eau facilite le processus. Des eaux riches en bicarbonates de sodium aident au rééquilibrage acido-basique, équilibre essentiel pour que se produisent les réactions chimiques nécessaires à la survie, et facilitent la digestion.

A ne surtout pas faire…

– Evidemment, ne pas prendre de drogues, de médicaments autres que ceux prescrits par votre médecin, de tabac (fuir le tabagisme passif), d’alcool, d’excitants divers comme la caféine contenue dans le café, le thé (sous forme de théine : le thé roïbos est une exception) mais aussi le chocolat qui est un excitant !

– Les huiles essentielles sont à proscrire totalement : en dehors des risques d’allergie pour la mère et le bébé, il y a un risque d’avortement et d’intoxication lors de la grossesse et de l’allaitement.

– Certaines plantes peuvent être toxiques pour le bébé : ne consommer que celles autorisées par votre médecin ou une naturopathe expérimentée.

Nous l’avons vu, la naturopathie est une alliée de choix pour passer une grossesse et un allaitement sereins. Ajoutez un peu d’exercices au grand air, de yoga et de massages relaxants, et vous voilà parée pour cette grande et magnifique aventure !

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