Le SIBO : signes et solutions naturelles !

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Souvent méconnu mais en pleine extension, le SIBO est une maladie intestinale dont les symptômes ne sont pas évidents. Les personnes qui en souffrent sont loin de mener une vie sereine, car leur qualité de vie est considérablement impactée.

Souhaitez-vous en savoir plus ? Attaquons ensemble alors ce trouble particulier et déchiffrons ses signes et comment le soulager !

SIBO, c’est quoi ?

Aujourd’hui, on confond encore le SIBO avec la maladie cœliaque, l’intolérance au lactose ou encore le syndrome de l’intestin irritable. Pourtant, ce sont trois pathologies distinctes de par leur mécanisme, mais aussi leurs symptômes.

Plus clairement, le SIBO est un acronyme anglais. C’est : Small Intestinal Bacterial Overgrowth. En termes français : Pullulation Bactérienne de l’Intestin Grêle. Pour faire simple, il s’agit d’une infection qui touche l’intestin et qui fait intervenir l’excès anormal des bactéries dans l’intestin grêle.

Quelles sont les causes du SIBO ?

Vous le savez, notre système digestif a pour rôle de digérer les aliments et d’absorber les nutriments. Pour ce faire, il fait appel à des mécanismes bien précis et à des bactéries intestinales formant ce que l’on appelle microbiote. Celui-ci est présent aussi bien au niveau du côlon (sous forme anaérobie : il vit dans un environnement dépourvu d’oxygène) qu’au niveau du fameux intestin grêle (sous forme aérobie : il nécessite de l’oxygène).

Comme précité, le côlon renferme des bactéries anaérobies. Leur fonction est la fermentation des aliments (fermentation entérique) qui restent au terme de l’absorption faite en amont par l’intestin grêle.

Pour information, la fermentation entérique est un processus qui décompose les grosses molécules telles que les glucides en molécules simples. Ainsi, elles parviennent à être absorbées dans la circulation sanguine. En effet, c’est le microbiote responsable de ce processus (au niveau du côlon) qui va migrer vers l’intestin grêle. Cela engendre des déséquilibres majeurs.

Une fermentation tôt se produit, ce qui mène à des dysfonctionnements causant plusieurs signes d’inconfort digestif. L’intensité de ces derniers diffère d’une personne à une autre.

Quels sont les signes du SIBO ?

Les symptômes du SIBO connaissent des nuances plus ou moins importantes, le nombre et les espèces de bactéries étant très variables. Toutefois, de nombreux sujets se plaignent principalement de ballonnements et de douleurs abdominales. Ces deux signes font suite à la production de certains gaz qui découlent de la fermentation. Rappelez-vous, face au SIBO : c’est anormalement dans l’intestin grêle que se déroule cette fermentation.

Par ailleurs, des diarrhées chroniques sont fréquemment évoquées : celles qui perdurent depuis un mois ou plus. Si vous êtes curieux, sachez que la raison réside dans l’endommagement de la paroi intestinale (intestin grêle) par le microbiote issu du côlon. Résultats : glucides, protéines et autres éléments nutritifs mal absorbés.

Des trous de mémoire, une dépression ainsi qu’une fatigue et un épuisement accentués peuvent également se manifester. Ces quatre symptômes sont majoritairement dus à une carence en vitamine B12, qui apparaît lorsque la paroi de l’intestin est irritée. Mais cette dernière peut également devenir gravement poreuse en cas de SIBO : elle devient plus perméable. Par conséquent, des particules minuscules d’aliments risquent de rejoindre la circulation sanguine et d’induire des réactions immunitaires.

Cette perméabilité peut, aussi, causer une pénétration de ces particules à l’intérieur du côlon, ce qui n’est pas sans risques ! L’équilibre du microbiote à ce niveau se voit altéré, laissant ainsi libre cours aux bactéries opportunistes. Finalement, les ballonnements et l’émission de gaz ne font que gagner en fréquence et en intensité.

Vous l’aurez compris, les signes du SIBO sont assez similaires à ceux de, entre autres, l’intolérance au lactose. Connaître les facteurs de risque et faire les bons examens s’avèrent alors primordiaux pour diagnostiquer la pullulation bactérienne de l’intestin grêle.

Quels sont les facteurs de risque du SIBO ?

Les personnes qui ont plus de « chance » de contracter un SIBO ont une baisse de sécrétion du suc gastrique : liquide produit par les glandes gastriques (de l’estomac). Notez que les troubles affectant le mouvement de cette portion d’intestin (appelé motilité intestinale) multiplient également les chances d’avoir la maladie.

Ce sont les anomalies anatomiques ou encore fonctionnelles (qui affectent le fonctionnement) intestinales qui sont à l’origine des deux facteurs de risque graves précités. Mais d’autres facteurs de risque sont aussi incriminés : alcoolisme, insuffisance rénale, âge avancé, etc.

Comment se fait le diagnostic ?

Pour éliminer tout risque de confusion, on opte pour un examen du liquide de l’intestin grêle et/ou pour un test respiratoire. Ce dernier se doit de mesurer la concentration de certains gaz dont l’hydrogène.

Dès que le diagnostic est posé, en général,  le médecin prescrit des antibiotiques. La durée moyenne du traitement est de 15 jours. En revanche, les récidives sont fréquentes du moment que l’on ne traite pas vraiment la source du problème. En traitant uniquement les symptômes, la rechute est imminente au bout de 2 à 3 mois qui suivent le traitement médical.

Des solutions naturelles existent pour contrer le SIBO. Nous vous en révélons quelques-unes dans les lignes qui suivent.

Le point sur l’alimentation et les solutions naturelles contre le SIBO

Le principe est simple : adopter une alimentation riche et équilibrée sans qu’elle ne soit très fermentescible. Notre objectif initial est de priver les bactéries responsables du dysfonctionnement de leur nourriture. Les aliments très riches en fibres, les féculents et les fromages sont à consommer avec (grande) modération.

Nous privilégions plutôt les légumes qui contiennent une faible teneur en oligosaccharides. Retenez le céleri, les œufs, les carottes, les fruits rouges et, pour diversifier, les viandes à condition qu’elles soient non industrielles. Nous visons un rétablissement du microbiote intestinal à son état normal.

Les méninges affectionnent l’information structurée. Voici donc les étapes prises en considération pour le traitement naturel du SIBO.

Réparation des muqueuses intestinales

On ne va pas se mentir, aucun remède ne saura traiter le SIBO sans que les muqueuses intestinales ne soient réparées. Vous souvenez-vous de la perméabilité intestinale ? Eh bien, celle-ci doit être impérativement traitée pour écarter les risques de rechute.

Pour cela, on opte principalement pour la vitamine D, le curcuma, le gel d’aloe vera et les bourgeons de Figuier. D’autres éléments plus complexes sont notamment utilisés: le L-glutamine, le Zinc-L-Carnosine, le L-Methionine, etc.

Équilibrer le microbiote

Des plantes connues pour leurs vertus antibactériennes et antifongiques sont à même d’équilibrer la flore intestinale. C’est notamment l’exemple de l’ail qui s’utilise à cet effet sous forme crue, sèche ou de poudre.

Les huiles essentielles ne font pas exception. Elles, aussi, contribuent à l’équilibre du microbiote. Notons l’huile essentielle de coriandre, de menthe poivrée, d’origan ou encore de thym. Ce, sans oublier l’huile essentielle de carvi, de lavande vraie et de clou de girofle. Attention cependant, elles ne sont pas destinées à une consommation pure au risque d’irriter davantage les muqueuses gastriques et intestinales.

Pour la durée, ayez toujours le réflexe de consulter votre naturopathe pour éviter toute éventuelle altération du mécanisme digestif ou du foie. De toute évidence, nous ne sommes jamais au bout de nos surprises quand il s’agit de phytothérapie. Nous avons d’autres choix complémentaires tels que l’extrait de pépins de pamplemousse, la menthe, l’origan, le thé vert, la grenade, etc.

Pour venir à bout des gaz et des flatulences, la chlorophylle, le basilic ou la mélisse sont idéaux.

Réparation de la fonction gastrique

Pour booster le processus de digestion et restaurer la fonction gastrique, on utilise – entre autres – le gingembre, la mélisse et la camomille. On s’intéresse également à restaurer l’équilibre de la flore intestinale grâce aux probiotiques qui ne sont recommandés qu’après avoir éliminé les bactéries.

Prévenir les récidives

Pour éviter les rechutes, on doit renforcer le système immunitaire. En naturopathie, on privilégie la vitamine D, le Zinc et d’autres éléments qui ont pour rôle de stimuler l’immunité.

Les informations présentées sur ce site n’ont pas pour objectif de se substituer à un traitement ou aux conseils d’un médecin, ou d’un spécialiste et doivent de préférence être envisagés sur des recommandations personnalisées.

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