Burn out: agir naturellement !

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Burn out

Le terme « burn out » a été utilisé pour la première fois en 1969 pour désigner un stress particulier au travail. Il a ensuite été repris dans les centaines études scientifiques qui se sont intéressées à ce syndrome d’épuisement professionnel.

Le burn out est un phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur dans la société actuelle, où le travailleur est soumis à toutes sortes de pressions au quotidien. Il est donc important de savoir dépister cette situation assez fréquente afin de prendre sans tarder les mesures qu’elle impose !

Qu’est-ce que le Burn out ?

Epuisement professionnel

Le burn out, terme anglais utilisé pour désigner l’épuisement professionnel, est un ensemble de troubles psychiques et physiques résultant d’une exposition chronique au stress dans le milieu professionnel. Il associe classiquement une fatigue intense et profonde, un sentiment de frustration et d’incompétence au travail, une démotivation et un désinvestissement par rapport aux différentes activités professionnelles…

Quels sont les signes d’alerte du burn out ?

Signes du burn out

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), qui le considère comme un « phénomène lié au travail », le burn out repose sur trois principaux piliers :

  1. Un sentiment de fatigue profonde, de manque permanent d’énergie.
  2. Du cynisme et des sentiments négatifs vis-à-vis du travail.
  3. Une baisse d’efficacité ou de productivité au travail.

Bien entendu, la majorité des travailleurs a sans doute, à un moment ou un autre, ressenti ou présenté un ou plusieurs des critères mentionnés ci-dessus. Ce n’est pas pour autant obligatoirement un authentique burn out. Pour faire la différence entre ce dernier et certains états de stress ou de mal-être professionnels passagers, les experts précisent que les 3 critères doivent être présents de manière simultanée et prolongée.

Voici maintenant les signes qui doivent alerter le travailleur ou l’employeur afin de dépister le plus précocement possible un burn out :

  • Installation d’une fatigue permanente, rebelle au repos.
  • Baisse de la productivité, de la qualité du travail effectué.
  • Détérioration des relations avec les collègues.
  • Perte de motivation, désintérêt des différentes activités professionnelles.
  • Troubles de l’humeur, irritabilité, colères fréquentes, exagération des émotions, pleurs fréquents…
  • Sentiment de mépris et de dégoût de soi et de ses collègues.
  • Absentéisme au travail.
  • Difficulté à se concentrer.
  • Trous de mémoire fréquents.
  • Pensées négatives (pouvant aller aux pensées suicidaires), dépression.

Quel est l’impact du burn out sur la santé ?

Impact du burn out

Dans le cadre d’un burn out, le corps est mis à rude épreuve, car il est soumis à une quantité importante de stress cumulé au fil des mois/années de travail. Diverses répercussions physiques peuvent alors s’observer. En voici une liste de quelques-unes de ces dernières :

  • Maux de tête ;
  • Maux de dos ;
  • Douleurs et/ou crampes musculaires ;
  • Changements de poids (gain ou perte) ;
  • Susceptibilité aux infections virales ou bactériennes (baisse de l’immunité);
  • Troubles du sommeil ;
  • Troubles digestifs ;
  • Troubles cognitifs (baisse de la mémoire, manque de concentration, baisse de la vigilance…) ;
  • Survenue d’ulcère gastroduodénal ;
  • Augmentation du risque de diabète de type II ;
  • Augmentation du risque cardiovasculaire globale ;
  • Survenue d’éruptions cutanées…

Burn out : quelles sont les causes ou les situations à risque ?

Situations à risque

L’explication biologique précise du burn out n’est pas encore clairement déterminée. Il existe certaines hypothèses qui expliquent partiellement ce syndrome. D’après de nombreuses études, les niveaux d’adrénaline s’élèvent dans le corps sous l’effet du stress chronique au travail. Ce qui explique, en partie, certains symptômes observés au cours du syndrome d’épuisement professionnel. D’autres marqueurs biologiques sont aussi soupçonnés de jouer un rôle important au cours de cette affection tels que le cortisol, la protéine C-réactive, le cholestérol et les triglycérides.

Le stress chronique au travail est donc le principal facteur à l’origine du burn out. Mais d’où vient ce stress ? Ses sources sont nombreuses. En voici quelques-unes :

  • Charge de travail trop élevée.
  • Nombre d’heures de travail trop élevé.
  • Manque de participation aux décisions liées aux différentes tâches.
  • Manque de reconnaissance quant au travail effectué.
  • Débord de l’activité professionnelle dans la vie familiale ou personnelle.
  • Sentiment d’exercer une profession qui n’apporte pas un plus au monde.
  • Sentiment d’être à côté de la plaque, de ne pas maîtriser son domaine.
  • Avoir peu d’estime de soi.
  • Être trop exigent envers soi-même.
  • Être trop consciencieux, perfectionniste.

Quelles sont les principales mesures à prendre ?

Quelles solutions?

Une fois le burn out dépisté et confirmé par un médecin (médecin de travail ou autre), la première mesure qui s’impose est la prescription d’un arrêt de travail et de repos. La durée de cet arrêt de travail sera aussi longue que nécessaire. Cela permet d’extirper le travailleur du milieu stressant et d’entamer un processus de guérison.

Le repos seul ne suffit pas pour se rétablir complètement d’un burn out. Il est généralement nécessaire de suivre une psychothérapie. Celle-ci est le plus souvent assurée par un psychologue du travail. Plusieurs séances sont nécessaires pour accompagner le travailleur durant le processus de guérison.

Parfois, la situation exige un traitement médicamenteux. La prescription d’anxiolytiques ou d’antidépresseurs est évidemment du seul ressort d’un médecin assermenté.

La réintégration du travail, lorsque cela est possible, est l’objectif final de la prise en charge du burn out. Cette réintégration est conditionnée par la rectification de l’ensemble des facteurs ayant été à l’origine du burn out. Un certain nombre de ces rectifications sont du seul ressort du travailleur concerné, mais plusieurs autres nécessitent la participation de l’employeur ou des collègues de travail :

  • Réduction du temps de travail.
  • Amélioration des conditions de travail.
  • Aménagement des horaires.
  • Amélioration de la communication entre les collègues.
  • Donner accès à certaines prestations (crèche, cantine, salle de détente…).
  • Permettre aux travailleurs de participer à certaines décisions liées à l’entreprise…

Parfois, un changement de poste de travail, ou carrément de métier, est hautement recommandé, voire indispensable. La santé mentale et physique est évidemment plus importante qu’une carrière professionnelle parfaite !

Burn out : quelles solutions naturelles ?

Solutions naturelles

Aujourd’hui, les techniques de relaxation issues de la médecine naturelle occupent une place importante dans la prise en charge d’un burn out. On y fait appel de plus en plus, et les résultats sont plus que significatifs. Voici donc une petite liste de thérapies naturelles intéressantes dans le cadre de ce syndrome d’épuisement professionnel :

La méditation : particulièrement efficace, car elle permet de faire le vide dans sa tête, de mettre de l’ordre dans ses idées, de relativiser et de s’apaiser.

Les exercics de respiration : méthode assez intéressante dans la gestion du stress.

L’ostéopathie : méthode basée sur la régulation du système neurovégétatif en agissant sur des zones bien précises du corps (crâne, viscères…).

L’homéopathie : thérapie naturelle antistress bien connue. La première étape est la confection d’un protocole personnalisé.

La phytothérapie : de nombreuses plantes possèdent des propriétés apaisantes et relaxantes très utiles pour réduire le stress, notamment dans le cadre d’un burn out. Nous pouvons citer à titre d’exemple la valériane, l’aubépine, la passiflore, la mélisse, le tilleul… Ces remèdes 100% naturels sont généralement apportés à l’organisme sous forme de tisanes ou d’infusions. Attention toutefois aux contre-indications. Un protocole personnalisé est proposé lors des consultations de naturopathie

Récupérer d’un burn out : une question d’hygiène de vie !

Activité physique régulière

La pratique d’une activité physique régulière est l’un des éléments cruciaux dans la prise en charge, mais également la prévention du burn out. C’est sans nul doute la méthode antistress numéro 1 ! L’organisation mondiale de la santé nous recommande de pratiquer une activité physique modérément intense à raison de 150 à 300 minutes par semaine. 30 minutes de marche active par jour, par exemple, permet de diminuer significativement le stress, les maladies cardiovasculaires et le risque de diabète de type II !  

L’idéal serait de pratiquer une activité physique qu’on aime. Un sport favori. Faire du bien à son corps tout en prenant du plaisir ! D’une pierre deux coups !

Alimentation équilibrée

Une alimentation équilibrée est l’un des deux piliers d’une santé préservée (en plus de l’activité physique). Dans le cadre d’un burn out, qui est une situation de stress chronique, la consommation de certains aliments ayant des vertus antistress peut se révéler judicieuse.

Voici donc une liste de certains de ces aliments :

  • Les poissons gras : le thon, le saumon, l’anchois, le maquereau, la sardine… Leur richesse en oméga 3 aide grandement à réduire le stress.
  • Les fruits et légumes : pour faire le plein de vitamines.
  • Le chocolat noir : riche en magnésium.
  • Le miel : riche en oligo-éléments (potassium, manganèse, calcium).
  • L’ail : riche en magnésium, vitamines B6 et C, fer et calcium.
  • Le thé noir : réduit le taux des hormones liées au stress.
  • L’avocat : contient de la vitamine B5 qui diminue le stress et B9 qui réduit la fatigue.
  • Les œufs : contiennent des oméga 3.

Amélioration du sommeil

Prendre soin de  son sommeil est primordial pour préserver sa santé physique et mentale. Un organisme fatigué, qui ne dort pas bien ou qui dort trop peu, est plus vulnérable face au stress et donc au syndrome d’épuisement professionnel.

Un sommeil de qualité c’est :

  • 8 heures par nuit en moyenne.
  • Des heures fixes de coucher et de réveil (de préférence se coucher avant 22h).
  • Une literie confortable.
  • Privilégier les activités relaxantes avant le coucher.
  • Éviter les excitants après 17h (café, alcool, thé, sport…).

Les informations présentées sur ce site n’ont pas pour objectif de se substituer à un traitement ou aux conseils d’un médecin, ou d’un spécialiste et doivent de préférence être envisagés sur des recommandations personnalisées.

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